Université tunisienne. Les extraits du livre de Amor Chadli que j’ai posté montrent que, depuis 1985, une alerte était donnée sur l’état de l’université tunisienne en raison de la baisse du niveau des bacheliers et du taux d’échec en premier cycle d’études universitaires. Durant les 23 années du régime de Ben Ali, aucune mesure n’a été prise pour redresser la situation. Au contraire la massification a été renforcée en facilitant l’obtention du bac notamment en comptabilisant 25% de la moyenne obtenu en cours d’année dans la moyenne de l’examen final. Cette mesure, outre le gonflement des moyennes, a eu pour effet la perversion de la relation entre élèves et enseignants et la généralisation du phénomène des cours particuliers pour l’obtention de bonnes moyennes biaisées en cours d’année. En fait l »esprit de débrouillardise et de corruption a été injecté même dans le domaine de l’éducation. La massification et la régionalisation chaotique ont donné le coup de grâce à l’université tunisienne transformant en réalités les prédictions de Abdelaaziz Ben Dhia quant à l’avenir de l’université qui la voyait devenir le temple de la médiocrité. Ce qui est choquant, c’est qu’étant proche de Ben Ali, Ben Dhia n’a rien fait pour infléchir la politique de l’enseignement supérieur dans le sens de ses convictions exprimées dans son rapport de 1985 …

By RL

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